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A propos d'Awek
Il existe à Toulouse une curiosité allant crescendo,
un phénomène bien plus jouissif que le Capitole,
les constructions aéronautiques, le rugby ou le cassoulet.
Je veux bien entendu parler du groupe Awek
qui commence à défrayer la chronique au sein du
microcosme 'blues', qui avait bien besoin d'un lifting salvateur.
Fort de cinq albums et de dix ans d'expérience à
prêcher la bonne parole de la petite note bleue, Awek
a atteint une force et une maturité dignes de leurs pairs
d'outre-Atlantique. Leur style musical est un cocktail détonant,
un melting-pot de groove et de feeling dans lequel se côtoient
classicisme et originalité, fougue et sobriété,
orthodoxie et empreinte personnelle… Avec leur look de marlous
des faubourgs de Chicago tirés à quatre épingles
façon Fabulous Thunderbirds,
ou de mafiosos invétérés le soufflant toujours
chaud, à tenir les premiers rôles dans Reservoir
Dogs de Quentin Tarantino, c'est
un régal pour les tympans et les neurones de les voir mettre
le feu sur scène, avec toujours ce blues à fleur
de peau en ligne de mire.. Awek
joue un blues authentique, comme on le jouait dans les juke joints
et autres bouges enfumés de Jackson Mississippi. Mais encore
une fois, un blues personnel et bigarré, aux antipodes
des fac-similés dénués d'intérêt.
Elu à juste titre meilleur groupe de blues 2004, le groupe
maintenant s'exporte et rentre d'une tournée chez nos cousins
du Québec, où il fût la véritable révélation.
Leur dernier opus intitulé 'Just
Pick Up The Pieces' est certainement le plus abouti et
le plus mature, allant même jusqu'à taquiner un tantinet
l'état de grâce.
On ne ressort jamais indemne quand par une nuit noire d'ébène,
on a croisé la route d'Awek
et son blues tribal…
Serge SCIBOZ (BCR
La Revue)
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